L'histoire derrière le plafond de Folfol

Le jardin à l'envers
À Damas, les jardins poussent sur les toits — le bougainvillier déborde des murs de cour, des pots de terre cuite garnissent chaque rebord. C'est l'une des plus belles choses de la vie domestique syrienne, et la dernière qu'on s'attend à voir dans un restaurant montréalais.
C'est exactement cette surprise que nous recherchions.
Le jardin à l'envers : une idée simple, une exécution audacieuse
Le plafond de Folfol est fait de grappes de pots en terre cuite — ces mêmes vases d'argile non émaillée utilisés depuis des siècles en Syrie et au Levant — renversés vers le bas, la bouche ouverte, d'où cascadent des fleurs de bougainvillier rouge. Un jardin, littéralement, à l'envers.
Le renversement, c'est l'idée : un jardin de toit descendu d'en haut plutôt que poussé du sol. Chaleureux, organique et vivant, dans un espace autrement épuré et contemporain.


La terre cuite : un matériau chargé de mémoire
Le choix de la terre cuite n'a rien de décoratif. L'argile est l'un des plus vieux matériaux de construction de l'histoire syrienne — dans la brique crue de l'ancienne Alep, dans les cuisines damascènes, dans les jarres d'eau des cours intérieures. La ramener au-dessus des têtes, à grande échelle, honore cette mémoire matérielle sans l'expliquer. Nul besoin de connaître l'histoire pour en ressentir la chaleur — mais si on la connaît, le plafond nous récompense.
Les meilleurs gestes de design dans un restaurant portent un sens sans avoir besoin d'explication — ceux qui semblent justes avant même qu'on comprenne pourquoi.
Voir le projet complet : Folfol
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